- Nous, nous décidons que nous ne vieillirons pas vieux. - Nous, nous décidons de notre dernière rébellion, de notre dernière trace. - Nous, nous vieillirons jeune afin que le monde change encore.

«

»

UN POÈME POUR RAJEUNIR

LA JEUNESSE – poème de Samuel Ullman

 

 

La jeunesse n’est pas un moment de la vie – c’est un état d’esprit. Ce n’est pas une histoire de joues roses, de lèvres rouges et de genoux souples, c’est une histoire de volonté, une qualité de l’imagination, une vigueur des émotions. C’est la fraîcheur des sources profondes de la vie.

 

La jeunesse signifie la victoire du courage sur la timidité, du goût de l’aventure sur l’amour du confort. Souvent, on la rencontre chez un homme de soixante ans plutôt que chez un jeune de vingt ans. La vieillesse ne se mesure pas simplement au nombre des années. On vieillit quand on a déserté ses idéaux.

 

Les années rident la peau mais abandonner son idéal ride l’âme. 

Les soucis, les peurs et les doutes de soi font courber le cœur et retourner l’esprit à la poussière.

 

Qu’il ait soixante ou seize ans, il y a dans chaque cœur humain l’attrait de l’émerveillement, l’enchantement des étoiles et des choses ou des pensées d’étoiles, le goût téméraire des défis, l’insatiable appétit de l’enfant pour ‘et après ?’ et la joie du jeu de la vie.

 

Vous êtes aussi jeune que votre foi, aussi vieux que votre doute, aussi jeune que votre confiance en vous, aussi vieux que votre peur ; aussi jeune que votre espoir, aussi vieux que votre désespoir.

 

Au centre de votre cœur et de mon cœur, il y a une station radio qui capture les ondes ; aussi longtemps qu’elle captera des messages de beauté, d’espoir, de fête, de courage et de puissance venus des hommes et de l’Infini, nous resterons jeunes.

 

Quand l’antenne est baissée, quand votre esprit est recouvert de la neige du cynisme et de la glace du pessimisme, alors vous vieillirez, même à vingt ans. Mais tant que votre antenne est levée pour capter les ondes d’optimisme, il y a des chances pour que vous mourriez jeune à quatre-vingts ans.

 

 

Poème de Samuel Ullman (1840-1924) dont je vous propose ma traduction. Soldat, homme d’affaires et poète, Ullman écrivit ce poème à l’âge de 78 ans. Le général MacArthur l’avait fait encadrer pour y puiser une inspiration quotidienne. Traduit en japonais, le poème eut une grande influence dans l’esprit de reconstruction du pays après la guerre. 

Partager sur les réseaux sociaux:
  • Facebook
  • Twitter
  • LinkedIn
  • Viadeo
  • Netvibes
  • MySpace
  • Scoopeo
  • Wikio FR

1 commentaire

  1. marie-france

    C’est tellement vrai que la jeunesse et la vieillesse sont un état d’esprit ! Merci pour ce si beau poème et sa traduction …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser les balises HTML suivantes : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>